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Fulani protest during a silent march organized by the Mouvement Peul et allies pour la paix, an organisation of ethnic Fulani people on June 30, 2018 in Bamako in response to a massacre in Koumaga, Mali. - On June 23, at least 32 civilians were killed and ten are missing following an attack in central Mali, believed to have been carried out by Muslim Fulani hunters. (Photo by MICHELE CATTANI / AFP)
Fulani protest during a silent march organized by the Mouvement Peul et allies pour la paix, an organisation of ethnic Fulani people on June 30, 2018 in Bamako in response to a massacre in Koumaga, Mali. - On June 23, at least 32 civilians were killed and ten are missing following an attack in central Mali, believed to have been carried out by Muslim Fulani hunters. (Photo by MICHELE CATTANI / AFP)

Nouvel An meurtrier au Mali avec l’attaque d’un village peul

Le Mali a entamé l’année 2019 avec une attaque meurtrière dans un village peul du centre, attribuée à des Dogons. « Outre les 37 morts enregistrés, tous des civils, le bilan fait état de plusieurs blessés et de nombreuses habitations incendiées », a annoncé le gouvernement dans un communiqué publié mardi 1er janvier dans la soirée.

« Des hommes armés habillés en tenue de chasseurs traditionnels dozos » ont mené cette attaque, précise le communiqué, appelant « l’ensemble des communautés de la zone centre au calme ». Reconnaissables à leur tenue et à leurs fétiches, les Dozos prétendent protéger les Dogons contre les Peuls, alors que le conflit entre les deux communautés s’est exacerbé.
Cette attaque survient après la visite les 21 et 22 décembre du premier ministre malien Soumeylou Boubeye Maïga dans la région, à Mopti. M. Maïga avait annoncé que le gouvernement allait « renforcer les capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité dans la région ».

Depuis l’apparition il y a quatre ans dans le centre du Mali du groupe djihadiste du prédicateur peul Amadou Koufa, les violences se multiplient entre les Peuls, traditionnellement éleveurs, et les ethnies bambara et dogon, pratiquant majoritairement l’agriculture. Ces violences intercommunautaires ont fait plus de 500 morts civils en 2018, selon l’ONU.

Les Peuls dénoncent des exactions de la part de groupes de chasseurs, tolérées, voire encouragées, selon eux, au nom de la lutte contre les djihadistes, par les autorités ou l’armée, ce que dément le gouvernement.

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