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Firefighrers extinguish smoke that rises from the damage of the Syrian Scientific Research Center which was attacked by U.S., British and French military strikes to punish President Bashar Assad for suspected chemical attack against civilians, in Barzeh, near Damascus, Syria, Saturday, April 14, 2018. The Pentagon says none of the missiles filed by the U.S. and its allies was deflected by Syrian air defenses, rebutting claims by the Russian and Syrian governments. Lt. Gen. Kenneth McKenzie, the director of the Joint Staff at the Pentagon, also says there also is no indication that Russian air defense systems were employed early Saturday in Syria. (AP Photo/Hassan Ammar)
Firefighrers extinguish smoke that rises from the damage of the Syrian Scientific Research Center which was attacked by U.S., British and French military strikes to punish President Bashar Assad for suspected chemical attack against civilians, in Barzeh, near Damascus, Syria, Saturday, April 14, 2018. The Pentagon says none of the missiles filed by the U.S. and its allies was deflected by Syrian air defenses, rebutting claims by the Russian and Syrian governments. Lt. Gen. Kenneth McKenzie, the director of the Joint Staff at the Pentagon, also says there also is no indication that Russian air defense systems were employed early Saturday in Syria. (AP Photo/Hassan Ammar)

En Syrie, après les frappes, une carte diplomatique incertaine

Emmanuel Macron espère associer la Russie à une relance du processus politique sur la Syrie. Moscou  dénonce une « action illégale ».

Après les frappes, les Américains, les Français et les Britanniques, qui ont évité l’escalade, veulent jouer la carte de la diplomatie. Si l’opération conjointe était ponctuelle et limitée militairement, elle n’en a pas moins engagé de très gros moyens afin de montrer au régime syrien et surtout à Moscou la puissance dont disposent les Occidentaux ainsi que leur détermination. « Mission accomplie », s’était félicité Donald Trump à peine les raids achevés, malgré la formule controversée de George W. Bush, en 2003, alors que la guerre en Irak était loin d’être terminée. Il a appelé aussitôt Theresa May puis Emmanuel Macron pour les féliciter de la participation du Royaume-Uni et de la France à l’opération.

« Nous étions arrivés à un moment où cette frappe était indispensable pour pouvoir redonner de la crédibilité à la parole de notre communauté internationale », a expliqué Emmanuel Macron, dimanche 15 avril, lors de son interview à BFM et Médiapart dans sa première déclaration publique depuis l’intervention. « Nous avons la pleine légitimité internationale », a insisté M. Macron, alors que Paris veut transformer l’essai sur le plan diplomatique en profitant de la « dynamique » créée. « C’est un signal de fermeté mais qui ne correspond pas à une offensive militaire et il n’a de sens que dans le cadre d’une stratégie politique », souligne un haut diplomate.

Le pari est celui de la rationalité du président russe Vladimir Poutine alors même que le refus du Conseil de sécurité de condamner les frappes occidentales montre l’isolement diplomatique de la Russie dans ses efforts pour sauver la mise du régime notamment dans son utilisation de l’arme chimique. Seules la Chine et la Bolivie se sont positionnées à cette occasion en faveur de Moscou

Source:(Le Monde)

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