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Une jeune femme fait du vélo d'appartement à sa fenêtre lors de cette deuxième journée du confinement. L'état d’urgence sanitaire impose des mesures radicales de confinement pour lutter contre la propagation du coronavirus Covid-19
Une jeune femme fait du vélo d'appartement à sa fenêtre lors de cette deuxième journée du confinement. L'état d’urgence sanitaire impose des mesures radicales de confinement pour lutter contre la propagation du coronavirus Covid-19

Le confinement nouveau est arrivé !

Au marché, dans les transports ou au parc, nous avons suivi, à Lyon, ce premier jour du deuxième confinement, moins restrictif qu’au printemps.

Rares sont les clients venus faire leurs courses au marché Saint-Antoine à Lyon ce vendredi matin. Contrairement au printemps, où ils avaient été forcés de fermer pour le confinement, les marchés n’ont cette fois-ci pas été interdits. Mais à part quelques clients fidèles, il y a presque plus de vendeurs que d’acheteurs sur ce marché lyonnais en ce premier jour de reconfinement.

« À cette heure-là, d’habitude, c’est plus animé », confirme Arnaud, primeur. Sans doute les Lyonnais ont-ils anticipé leurs achats. « On a eu beaucoup de monde mercredi et jeudi », acquiesce Annie Girard, 47 ans de marché avec sa boucherie-charcuterie familiale. Les deux commerçants sont « soulagés » d’avoir été autorisés à ouvrir cette fois-ci. « Pour l’instant, en tout cas, on est ouverts », se méfie Annie Girard, qui a peu goûté les images diffusées par les médias en mars du marché de Barbès à Paris bondé, « où tout le monde touchait tout ». « C’est ça qui nous a fait fermer. Ici, la distanciation est respectée. » Inquiet, Arnaud l’est aussi. « Ce n’est qu’un début, je pense que dans une semaine, tout est fermé. »

Peu de contrôles

Dans les rues, il n’y a guère plus de monde. Sur la place des Terreaux déserte, difficile d’imaginer qu’hier soir encore les terrasses des bars débordaient de fêtards venus boire un dernier verre. Malgré l’absence de contrôles – en une matinée à déambuler dans les rues de Lyon, nous n’avons pas croisé une seule patrouille de police – et la tolérance laissée aux retours de vacances de la Toussaint pour le week-end, ce nouveau confinement semble plutôt bien respecté pour le premier jour.

Il faut descendre sous terre pour retrouver un peu de contact humain. Dans le métro ce vendredi matin, ce n’est pas l’affluence habituelle de l’heure de pointe, mais les métros sont loin d’être déserts.« Il y a bien plus de monde que pendant le premier confinement en mars », reconnaît Joséphine, qui travaille dans un commerce alimentaire. Plus de travailleurs autorisés à sortir qu’au printemps dernier, mais aussi quelques Lyonnais qui partent s’exiler loin de la ville. Sur le quai du métro, à Part-Dieu, Éléonore traîne non sans peine ses deux (très) imposantes valises. L’étudiante se réinstalle chez ses parents, à la campagne. « Tous mes cours seront à distance, alors autant changer de cadre. »

Passé l’heure de pointe, les premiers effets du confinement se font sentir dans les rues commerçantes de la presqu’île : il est 10 heures, mais les rideaux des boutiques restent désespérément baissés. Tous, sauf ceux des commerces alimentaires, des pharmacies, des opticiens, des magasins de bricolage… et des magasins Fnac-Darty. Le groupe a choisi de garder ses points de vente ouverts, s’estimant inclus dans la liste des dérogations puisqu’il vend du matériel informatique. Ambiance surréaliste qu’est celle de la Fnac ce vendredi matin, où l’on peut venir flâner dans les rayons comme si le confinement n’existait pas.

Souris, clavier, câbles HDMI pour utiliser la télé comme deuxième écran d’ordinateur… Les quelques clients venus ce matin s’équipent pour les semaines de télétravail annoncées. « On va essayer d’être mieux installé que la dernière fois », lance un client. Les autres rayons sont accessibles, pour le bonheur de quelques lecteurs inquiets de se retrouver à court de lecture, d’autant plus que les librairies n’ont, elles, pas le droit d’ouvrir. « Attention, ce ne sont pas des achats de première nécessité, ça ! » Sueurs froides pour cette cliente interpellée avec une pile de livres sous le bras. « Je rigole, précise la vendeuse. Vous pouvez acheter tout ce que vous voulez. »

Parcs et jardins ouverts

Autre différence entre ce deuxième confinement et celui du printemps, les parcs, jardins, forêts et plages restent accessibles. Pour le plus grand bonheur de Pascal, venu accompagner ses deux filles faire de la trottinette au parc de la Tête d’or à Lyon, « pour les faire sortir un peu et profiter des derniers jours de vacances ».

Parcs et jardins ouverts

Autre différence entre ce deuxième confinement et celui du printemps, les parcs, jardins, forêts et plages restent accessibles. Pour le plus grand bonheur de Pascal, venu accompagner ses deux filles faire de la trottinette au parc de la Tête d’or à Lyon, « pour les faire sortir un peu et profiter des derniers jours de vacances ».

Source : Le Point.fr

 

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