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Vials labelled 'Vaccine coronavirus COVID-19' and a syringe sit in front of displayed words 'COVID-19 Delta variant' in this illustration taken August 31, 2021. REUTERS/Dado Ruvic/Illustration
Vials labelled 'Vaccine coronavirus COVID-19' and a syringe sit in front of displayed words 'COVID-19 Delta variant' in this illustration taken August 31, 2021. REUTERS/Dado Ruvic/Illustration

CORONAVIRUS Le variant Delta ne provoque pas de cas plus graves de Covid-19 chez les enfants, selon une étude

Le variant Delta ne provoque pas de cas plus graves du Covid-19 chez les enfants et adolescents par rapport aux autres variants, selon de premières données publiées vendredi par les autorités sanitaires américaines.

L’inquiétude sur les conséquences du variant Delta chez les plus jeunes monte depuis plusieurs semaines aux Etats-Unis, face à un nombre croissant d’enfants hospitalisés.

Les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), principale agence fédérale de santé publique dans le pays, ont étudié les données de patients hospitalisés pour Covid-19 à travers 99 comtés dans 14 Etats, couvrant environ 10 % de la population américaine.

L’agence a notamment comparé la période allant de début mars à mi-juin avec celle allant de mi-juin à fin juillet, lorsque le variant Dela est devenu dominant aux Etats-Unis.

Entre ces deux périodes, le taux d’hospitalisation chez les enfants et adolescents de 0 à 17 ans a effectivement été multiplié par cinq.

Mais « la proportion d’enfants et adolescents hospitalisés pour maladie grave », avec par exemple une admission en soins intensifs, « était similaire avant et pendant la période durant laquelle Delta était dominant ».

Dans le détail, sur les 3.116 enfants et adolescents hospitalisés en trois mois et demi avant Delta, environ 26 % ont été admis en soins intensifs, 6 % ont été placés sous respirateur, et moins de 1 % sont décédés. Après Delta, sur 164 hospitalisations recensées en un mois et demi, environ 23 % ont été admis en soins intensifs, 10 % placés sous respirateur, et moins de 2 % sont décédés.

Les différences entre les deux périodes ne sont donc pas significatives statistiquement.

Les CDC notent toutefois que le nombre d’enfants présentant un cas sévère de la maladie était petit entre mi-juin et fin juillet, limitant la pertinence des comparaisons faites. Ils soulignent que les données devront continuer à être suivies de près à l’avenir.

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