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A view of the Mellitah Oil and Gas blocked by members of the Berber minority demanding more rights complex, 100 km (60 miles) west of Tripoli November 7, 2013. Mellitah port was seized two weeks ago by a former army officer and 50 other Amazigh, also known as Berbers, in efforts to win more rights for the ethnic Amazigh people and for the central government and parliament - paralysed by infighting - to guarantee their language and culture in Libya's planned constitution. Oil sources say crude exports from Mellitah were halted earlier this month though ENI has disputed the assertion that all flows had been suspended. Amazigh earlier this year briefly shut down the gas pipeline supplying Mellitah. Picture taken November 7, 2013. REUTERS/Ismail Zitouny (LIBYA - Tags: POLITICS CIVIL UNREST ENERGY BUSINESS) - GM1E9B9012401
A view of the Mellitah Oil and Gas blocked by members of the Berber minority demanding more rights complex, 100 km (60 miles) west of Tripoli November 7, 2013. Mellitah port was seized two weeks ago by a former army officer and 50 other Amazigh, also known as Berbers, in efforts to win more rights for the ethnic Amazigh people and for the central government and parliament - paralysed by infighting - to guarantee their language and culture in Libya's planned constitution. Oil sources say crude exports from Mellitah were halted earlier this month though ENI has disputed the assertion that all flows had been suspended. Amazigh earlier this year briefly shut down the gas pipeline supplying Mellitah. Picture taken November 7, 2013. REUTERS/Ismail Zitouny (LIBYA - Tags: POLITICS CIVIL UNREST ENERGY BUSINESS) - GM1E9B9012401

La rivalité entre Rome et Paris complique encore la situation en Libye

Palerme accueille, les 12 et 13 novembre, une conférence internationale censée esquisser une solution à la crise libyenne.
Les environs de la somptueuse Villa Igiea ont été bouclés. C’est dans cet hôtel art nouveau du centre de Palerme que doit se tenir, lundi 12 et mardi 13 novembre, la conférence, parrainée par l’ONU. Alors que le géant d’Afrique du Nord est toujours divisé entre deux pôles de pouvoir, l’un à Tripoli (ouest) et l’autre à Benghazi (est), et que des affrontements entre milices éclatent sporadiquement ici et là, l’urgence d’une solution est plus impérieuse que jamais.

Pour Rome, l’enjeu est majeur. D’abord parce que c’est la première rencontre de cette ampleur organisée en Italie depuis l’arrivée du gouvernement Conte, constitué de deux forces – la Ligue (extrême droite) et le Mouvement cinq étoiles (« anti-système ») – qui n’ont pas fait mystère de leur volonté de repenser la diplomatie de leur pays.

Ensuite parce que la Libye et l’Italie ont noué au fil des siècles des liens beaucoup plus profonds que le laisserait penser la brièveté de l’expérience coloniale (1911-1943) en Tripolitaine et en Cyrénaïque. Ainsi, depuis l’intervention de l’OTAN qui a causé la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, sur laquelle l’Italie avait été à peine consultée, Rome n’a eu de cesse de chercher à se voir reconnaître, de la part de tous les acteurs, une certaine prééminence.

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