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Christian devotees attend a mass at the South Cathedral in Beijing on September 22, 2018.  The Vatican on September 22 announced a historic accord with China on the appointment of bishops in the Communist country as Pope Francis recognised seven Beijing-appointed bishops in a move that could pave the way for a rapprochement between the Catholic Church and the world's most populous country. / AFP / Nicolas ASFOURI
Christian devotees attend a mass at the South Cathedral in Beijing on September 22, 2018. The Vatican on September 22 announced a historic accord with China on the appointment of bishops in the Communist country as Pope Francis recognised seven Beijing-appointed bishops in a move that could pave the way for a rapprochement between the Catholic Church and the world's most populous country. / AFP / Nicolas ASFOURI

Le pape François justifie son rapprochement avec la Chine

Dans un « message aux catholiques chinois et à l’Eglise universelle » publié mercredi 26 septembre par le Vatican, le pape François explique longuement pourquoi il a donné son feu vert à la signature de l’accord provisoire conclu entre le Saint-Siège et le gouvernement chinois, révélée samedi 22 septembre.

Ce commentaire ne détaille pas le contenu de l’accord. La nouvelle procédure de choix des nouveaux évêques, qui en fait l’objet, demeure secrète. Elle est censée permettre la réunification du clergé chinois, partagé entre une Eglise souterraine, qui n’a pas l’aval des autorités chinoises, et une Eglise officielle, qui leur est assujettie.

Le pape entend répondre aux inquiétudes de certains catholiques chinois qui auraient « la sensation d’avoir été comme abandonnés par le Saint-Siège », notamment au sein de l’Église souterraine, parce qu’ils refusaient d’en passer par l’Église officielle. Mais il délivre aussi un message aux autorités chinoises, une sorte de cadrage politique sur ce que le Saint-Siège attend de l’accord provisoire en termes de liberté religieuse pour les catholiques.

« Une terre riche de grandes opportunités »
Le pape François, qui écrit à la première personne, résume ainsi son obstination à trouver un terrain d’entente avec Pékin : « J’ai toujours regardé la Chine comme une terre riche de grandes opportunités ». Estimés à 12 millions par le Vatican, les catholiques sont une part infime de la population chinoise, mais celle-ci est vue comme une terre de mission prometteuse.

Il admet que l’accord comporte une dimension de pari, qui requiert de faire « confiance », un mot qui revient à plusieurs reprises. Il y aura d’« inévitables moments de désarroi », prévient-il, avant de rappeler, avec une pointe d’humour, que « si Abraham avait exigé des conditions, sociales et politiques, idéales avant de sortir de sa terre, peut-être qu’il ne serait jamais parti ».

Source : Le Monde fr

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