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A man covered with a national flag waves an opened bottle of a sparkling wine celebrating Armenian Prime Minister's Serzh Sargsyan's resignation in Republic Square in Yerevan, Armenia, Monday, April 23, 2018. Sargsyan resigned unexpectedly Monday to quell massive anti-government protests over what critics feared was his effort to seize power for life. (Hrant Khactaryan/PAN Photo via AP)
A man covered with a national flag waves an opened bottle of a sparkling wine celebrating Armenian Prime Minister's Serzh Sargsyan's resignation in Republic Square in Yerevan, Armenia, Monday, April 23, 2018. Sargsyan resigned unexpectedly Monday to quell massive anti-government protests over what critics feared was his effort to seize power for life. (Hrant Khactaryan/PAN Photo via AP)

La démission du premier ministre ne met pas fin à la crise politique en Arménie

Le principal opposant, Nikol Pachinian, réclame l’ouverture de négociations avec le chef du gouvernement nommé par intérim, Karen Karapetian.

Il aura gouverné moins d’une semaine, comme premier ministre. Investi le 17 avril, Serge Sarkissian, 63 ans, ex-président d’Arménie pendant dix ans, de 2008 à 2018, a démissionné lundi 23 avril sous la pression de la rue, qui lui reprochait de s’accrocher au pouvoir. « J’abandonne la direction du pays », a déclaré le dirigeant en évoquant la nécessité de préserver la paix civile après onze jours de manifestations massives auxquelles s’étaient joints, lundi matin, à Erevan, la capitale, près de 200 militaires en tenue. La présence inattendue de ces derniers a, semble-t-il, hâté la décision de M. Sarkissian, aussitôt remplacé par son prédécesseur, Karen Karapetian.

La nomination par intérim de cet ex-premier ministre – dans l’attente d’un vote de l’Assemblée prévu dans un délai de sept jours pour désigner officiellement un successeur – ne signifie pas un changement de régime. Agé de 54 ans, M. Karapetian est un allié de M. Sarkissian, dont le Parti républicain, à la tête d’une coalition, domine largement le Parlement avec plus de la moitié des sièges. Tout en savourant la « victoire », au milieu d’une foule en liesse de plusieurs milliers de personnes réunies lundi soir, autour du palais du gouvernement, le député Nikol Pachinian, chef de file de la contestation, a donc pris soin d’annoncer une suite. « Nous sommes prêts à continuer les discussions avec le premier ministre, Karen Karapetian, pour assurer le transfert du pouvoir au peuple, a-t-il souligné. J’espère que les hautes sphères du Parti républicain reconnaîtront sans équivoque la révolution de velours [nom qu’il avait donné au mouvement] non violente. »

 

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